Antonio Fiori : Deux conditions nécessaires

Faut-il ne pas faire un pas, dans la crainte qu’un jour la terre ne se dérobe sous nos pieds ? Ce qu’est cette mémoire, d’où elle dérive et comment elle procède, notre prochain chapitre le montrera. En entrant à la bourse de New York l’an dernier, le géant chinois de l’e-commerce Alibaba est devenu du jour au lendemain la 17e plus grande société cotée en bourse, avec une capitalisation de marché de 230 milliards de dollars – devant Amazon, eBay ou encore Facebook. L’analyse du détail des données fait aussi ressortir un élément fort : ce sont les commandes passées par l’étranger, notamment en provenance de la zone euro, qui se tarissent le plus. Antenne, satellite, fibre optique ou vieux fil de téléphone, peu importe, il y a toujours un canal pour acheminer un message. Elle mêle les dimensions préventives et curatives et semble par conséquent optimale dans l’absolu, d’autant plus qu’elle est ouverte sur demande du débiteur seulement. Si la soutenabilité de la dette des plus grands États est sans doute améliorée par cette pratique nouvelle de la BCE, cela ne concerne donc pas la dette grecque. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Maison de paille où l’on rit vaut mieux qu’un palais où l’on pleure ». Restons sur le terrain américain où l’affrontement entre progressistes et orthodoxes prend des allures de pugilat. L’objectif de l’innovation est bel et bien de comprendre et de gagner en efficacité. Bien que la crise grecque ait été mise sur pause, la situation économique en Europe reste sombre. Il faut que les oeuvres soient visibles et c’est pour cela que les galeries ne doivent pas être cachées de tous mais placées là où les gens sont. De ce qui n’est pas abstrait et conventionnel, mais réel et concret, à plus forte raison de ce qui n’est pas reconstituable avec des com­posantes connues, de la chose qui n’a pas été découpée dans le tout de la réalité par l’entendement ni par le sens commun ni par le langage, on ne peut donner une idée qu’en prenant sur elle des vues multiples, complémentaires et non pas équivalentes. Ainsi, comme nous l’avons montré dans une étude antérieure, la vision est une puissance qui atteindrait, en droit, une infinité de choses inaccessibles à notre regard. D’où l’étrange hypothèse de souvenirs emmagasinés dans le cerveau, qui deviendraient conscients par un véritable miracle, et nous ramèneraient au passé par un processus mystérieux. On se la donne aussi, comme on se donne du même coup la matière, dans une cosmogonie comme celle de Spencer. Une économie en pleine mutation.Or, l’enjeu économique de l’Azerbaïdjan ne se résume pas, loin s’en faut, au secteur énergétique. L’engrais, l’eau et les pesticides seraient ainsi distillés en quantité nécessaire, bien calculée, et au moment opportun (un exemple pas si éloigné de la réalité si on s’intéresse aux expériences menées par l’agriculture de précision et le maillage avec des capteurs sans fil). Mais la durée est bien autre chose que cela pour notre conscience, c’est-à-dire pour ce qu’il y a de plus indiscutable dans notre expérience. Rien n’est moins sûr. Malheureusement, après avoir accompli, en chaque genre, cet office indispensable mais passager, l’action trop prolongée des conceptions ontologiques a dû toujours tendre à empêcher aussi toute autre organisation réelle du système spéculatif ; en sorte que le plus dangereux obstacle à l’installation finale d’une vraie philosophie résulte, en effet, aujourd’hui de ce même esprit qui souvent s’attribue encore le privilège presque exclusif des méditations philosophiques. Le mysticisme complet est en effet celui des grands mystiques chrétiens. Une performance essentiellement portée par le secteur des hydrocarbures et par un environnement général propice au développement économique. Pour conclure, si une entreprise souffre d’un niveau de départ élevé chez ses employés, elle doit réfléchir aux bonnes approches permettant de retenir les personnes clés. Il vient un moment où elles s’épuisent, et où la tyrannie apparaît sous son véritable aspect.