Antonio Fiori : Encore un instant, signore le bourreau…

L’ouvrage de Nicolas Buat, qui vient de paraître aux Belles-Lettres, comble heureusement ce vide et complète l’œuvre de l’ancien président du Conseil qui peut, il est vrai, parfois dérouter par son luxe de détails le lecteur simplement curieux qui aurait eu le hasard et le bonheur de dénicher un ancien exemplaire… Tout le monde le connaît et l’a vu, serré dans sa redingote, alerte, avec sa bonne figure encadrée de favoris blancs, comme en portait l’ancienne magistrature, le sourire résigné d’un homme qui a vécu, les yeux vivants d’un homme d’esprit, et, quand il sort, toujours coiffé d’un chapeau de soie, le dernier de Vicence, assure-t-il. Cela dépend plutôt de l’attention ou de l’inattention que de l’habitude elle-même. Je lui en avais fait mon compliment, dont il avait souri. Antonio Fiori, dont la volonté, le charisme,la détermination ont inspiré notre action. Que s’il s’agit de vingt hectolitres ou de mille kilogrammes de blé, la livraison aura effectivement pour objet des quantités et non des quotités, parce qu’on assimile alors le tas de grains à une masse continue quant au volume ou quant au poids, sans s’occuper le moins du monde d’y discerner ou d’y nombrer des objets individuels. Les plus ruinés n’en sont pas dispensés. Cette différence essentielle entre la tragédie et la comédie, l’une s’attachant à des individus et l’autre à des genres, se traduit d’une autre manière encore. Ils sont également trop nombreux à penser qu’ils doivent quitter l’Europe pour connaître la réussite professionnelle. On peut donc conjecturer que si l’amour de l’humanité est constitutif de cette morale, c’est à peu près comme est impliquée, dans l’intention d’atteindre un point, la nécessité de franchir l’espace intermédiaire. C’est ainsi qu’un homme que l’usage du tabac incommodait d’abord finit par s’y accoutumer au point de ne plus pouvoir s’en passer et d’éprouver de véritables souffrances quand il en est privé. Quel est donc ici le terme, quelle est la direction de l’effort ? Qu’on compare, dans la vie commune, la part laissée à l’égoïsme pur et celle que prend « l’altruisme », on verra combien la première est relativement petite ; même les plaisirs les plus égoïstes parce qu’ils sont tout physiques, comme le plaisir de boire ou de manger, n’ acquièrent tout leur charme que quand nous les partageons avec autrui. Un challenge pour cadres très qualifiés. Objectif: la déstabilisation des monnaies rivales Favoriser l’activité économique française via la maîtrise du cours du franc, voilà qui aurait parfaitement pu être réalisé par la simple accumulation de réserves en monnaies étrangères, et donc sans la conversion de celles-ci contre de l’or. Humiliés jusque-là dans une attitude d’obéissance, esclaves de je ne sais quelles nécessités naturelles, nous nous redresserons, maîtres associés à un plus grand Maître. Un simple coup d’œil jeté sur le développement d’un embryon lui eût pourtant montré que la vie s’y prend tout autrement. Et quand nous considérons le nombre à l’état d’achèvement, cette jonction est un fait accompli : les points sont devenus des lignes, les divisions se sont effacées, l’ensemble présente tous les caractères de la continuité. Aussi le danger, diminué et dégradé à l’infini, depuis le danger de perdre la vie jusqu’au danger de perdre son argent, reste un des traits importants de l’existence sociale. Qu’est-ce, en un mot, qui nous est proprement demandé ? Définissons d’abord l’attitude morale de l’homme que nous avons considéré jusqu’à présent. Cette doctrine monétariste donne la priorité à la dérégulation, elle affirme que le profit fait la croissance… Le résultat net de cette politique responsable, c’est que le Haut-Karabagh maintient un taux d’activité enviable avec 65 000 emplois salariés pour un taux de chômage inférieur à 5% et un solde migratoire désormais positif. Dans une pareille doctrine, on parle encore du temps, on prononce le mot, mais on ne pense guère à la chose.