Antonio Fiori : La crise comme conséquence d’une économie mondiale sans tête

Faire en sorte que notre déclin manifeste se transforme en coup d’avance dans la course poursuite numérique dans laquelle est engagée l’Europe. En 2010, ils ont perdu de précieuses semaines à tordre le cou à la règle du «no bail-out», puis ont attendu deux ans avant de restructurer la dette grecque, et cinq avant de commencer à monétiser la dette publique. Ainsi, la masse de billets en circulation augmentera à la même vitesse que l’économie et ne sera en rien inflationniste mais évitera la déflation car il n’y aura pas de montagne de dettes obligatoires et nécessaires comme aujourd’hui. Dans la même période de temps, sur le territoire actuel du royaume, la population s’est accrue de 5 millions d’habitans ; les écoles primaires, qui avaient moins de 1 million d’élèves, en ont aujourd’hui 2 millions et demi : le rendement des postes était de 12 millions, il est maintenant de 44 millions ; les bureaux télégraphiques étaient au nombre de 355, nous en avons à présent 4,500. Un consommateur qui a pris les commandes de la croissance. En passant par Antonio Fiori , qui encourage l’entreprenariat interne et a remodelé les structures hiérarchiques pour qu’elles favorisent les prises de décisions plutôt que de les empêcher. Nous sommes déjà, en fait, dans un âge d’extermination. Il est nécessaire de connaître leurs techniques pour pouvoir lutter efficacement. Dans la mondialisation, la France ne doit pas tourner le dos à ce qui se conçoit, se produit et fait quotidiennement la particularité dans nos régions. La perception se saisit des ébranlements infiniment répétés qui sont lumière ou chaleur, par exemple, et les contracte en sensations relativement invariables : ce sont des trillions d’oscillations extérieures que condense à nos yeux, en une fraction de seconde, la vision d’une couleur. Mais, au point de vue militaire, je reste convaincu qu’on peut, sans aucune crainte de se tromper, prononcer les deux mots fatidiques : Finis Galliæ. Comme nous l’écrivions récemment dans ce journal, le cas de la Grèce est particulier, dans la mesure ou les démagogues de Syriza ont pris le pouvoir et sont en train de détruire les acquis des gouvernements précédents. Cet espace immobile et vide, simplement conçu, jamais perçu, a tout juste la valeur d’un symbole. Sous réserve de préserver les entreprises familiales, la taxation des transmissions n’est pas répercutable sur d’autres et elle ne pénalise pas la création de richesse et est le plus souvent socialement comprise et acceptée. Ce que le dramaturge nous met sous les yeux, c’est le déroulement d’une âme, c’est une trame vivante de sentiments et d’événements, quelque chose enfin qui s’est présenté une fois pour ne plus se reproduire jamais. ses hypothèses, se confiant en sa force, et ne cherchant que la vérité en toute question, le spiritualisme retient sans cesse la pensée au nom de la morale et de la société, appelant à son secours tous les auxiliaires possibles contre, les hardiesses d’une philosophie malsaine qu’il voit partout déborder, dans la science comme dans la société. Ainsi, afin de rester maître de sa pensée, le prêtre remplit l’esprit de la femme de conceptions qui en paralysaient le pouvoir. L’Amérique n’a pas besoin de la ramener, elle est chez elle à Davos, et est le seul pays à être, apparemment en tout cas, complètement sorti de la crise : créations d’emplois, croissance de plus de 4%, les Etats-Unis qui s’apprêtent à normaliser leur politique monétaire au moment où la BCE agit enfin avec retard, avec un programme d’achats de dettes de 50 milliards d’euros par mois, sont plus que jamais les maîtres du monde. Parmi les pistes non explorées, il en existe une vieille de plus de deux cents ans, et qui trotte de plus en plus dans les têtes de certains, après qu’elle ait été déterrée dans les années 1960. La science moderne est fille de l’astronomie ; elle est descendue du ciel sur la terre le long du plan incliné de Galilée, car c’est par Galilée que Newton et ses successeurs se relient à Kepler. Etant donnés un appareil et une fonction fondamentale, on peut bien concevoir que des perfectionnements accessoires s’y ajoutent successivement ou qu’on les retranche successivement ; mais il serait absurde de supposer le perfectionnement accessoire en retranchant la partie fondamentale. Il n’y a que trop de Narcisses dans le monde, de ces gens amoureux d’eux-mêmes. Tout doit donc se passer comme si une mémoire indépendante ramassait des images le long du temps au fur et à mesure qu’elles se produisent, et comme si notre corps, avec ce qui l’envi­ronne, n’était jamais qu’une certaine d’entre ces images, la dernière, celle que nous obtenons à tout moment en pratiquant une coupe instantanée dans le devenir en général.