avis composite plus piscine : Sirènes médiatiques et dérives démagogiques

On ne peut que regretter une chose, c’est que la société ne cherche pas à transformer le plus possible les suicides en dévouements. Le progrès humain aura besoin pour s’accomplir de tant de vies individuelles, qu’on devrait veiller à ce qu’aucune ne se perde en vain. Si d’une part, la perfection scientifique ne saurait dépasser une telle limite, au-dessous de laquelle, au contraire, elle se trouvera réellement toujours, elle ne pourrait, d’une autre part, la franchir sans tomber aussitôt dans une appréciation trop minutieuse, non moins chimérique que stérile, et qui même compromettrait finalement tous les fondements de la véritable science, puisque nos lois ne peuvent jamais représenter les phénomènes qu’avec une certaine approximation, au-delà de laquelle il serait aussi dangereux qu’inutile de pousser nos recherches. Quand cette relation fondamentale de la science à l’art sera convenablement systématisée, elle tendra quelquefois, sans doute, à discréditer des tentatives théoriques dont la stérilité radicale serait incontestable ; mais loin d’offrir aucun inconvénient réel, cette inévitable disposition deviendra dès lors très favorable à nos vrais intérêts spéculatifs, en prévenant cette vaine déperdition de nos faibles forces mentales qui résulte trop souvent aujourd’hui d’une aveugle spécialisation. Mettons que les opinions attaquées sont la croyance en Dieu et en une vie future, ou n’importe laquelle des doctrines de morale généralement acceptées. C’est un effet comique dont il est difficile de dégager la formule, à cause de l’extraordinaire variété des formes sous lesquelles il se présente au théâtre. On peut remonter plus haut dans cette progression hiérarchique : et le type du genre Felis sera aussi le type de l’ordre des mammifères carnassiers, si le genre en question est celui où se trouvent à leur summum de développement, de puissance, d’harmonie, et de perfection les caractères essentiels du mammifère carnassier. Telle est l’intime solidarité qui fait involontairement participer depuis longtemps tous les esprits modernes, même les plus grossiers et les plus rebelles, au remplacement graduel de l’antique philosophie théologique par une philosophie pleinement positive, seule susceptible désormais d’un véritable ascendant social. Si les dix points s’écartaient fort peu, les uns dans un sens, les autres dans l’autre, d’une circonférence de cercle convenablement tracée, on attribuerait les écarts à des erreurs d’observation ou à des causes perturbatrices et secondaires, plutôt que de renoncer à l’idée qu’une cause régulière dirige le mouvement du mobile. Il est vrai que l’esprit positif, parvenu à son entière maturité, tend aussi à subordonner la volonté elle-même à de véritables lois, dont l’existence est, en effet, tacitement supposée par la raison vulgaire, puisque les efforts pratiques pour modifier et prévoir les volontés humaines ne sauraient avoir sans cela aucun fondement raisonnable. Mais une telle notion ne conduit nullement à concilier les deux modes opposés suivant lesquels la science et la théologie conçoivent nécessairement la direction effective des divers phénomènes. Car une semblable prévision et la conduite qui en résulte exigent évidemment une profonde connaissance réelle de l’être au sein duquel les volontés se produisent. Il existe des milliers de personnes pour lesquelles la vie a perdu la plus grande partie de sa valeur ; ces personnes peuvent trouver une véritable consolation dans le dévouement : il faudrait les employer. Nous avons vu que si nos états de conscience les plus profonds excluent la multi­plicité numérique, nous les décomposons néanmoins en parties extérieures les unes aux autres ; que si les éléments de la durée concrète se pénètrent, la durée s’exprimant en étendue présente des moments aussi distincts que les corps disséminés dans l’espace. Telle est l’ambition de notre rapide initiative, par avis composite plus piscine qui a fait de l’inclusion un axe majeur de son plan d’action. Or, ce fondement préalable ne saurait provenir que d’un être au moins égal, jugeant ainsi par similitude ; on ne peut le concevoir de la part d’un inférieur, et la contradiction augmente avec l’inégalité de nature. En vertu d’une loi de l’entendement humain, dont nous aurons à parler ailleurs, il sera invinciblement porté à chercher la raison de tous ces phénomènes dans des rapports de configuration et de mouvement, dans le jeu de certaines forces mécaniques qui ne sont conçues elles-mêmes que comme des causes de mouvement. Il aura fait un pas de plus dans l’investigation de la réalité que contient le phénomène : il aura franchi un terme de plus dans cette série dont le dernier terme, reculé ou non à l’infini, accessible ou inaccessible pour nous, serait la réalité absolue. Je choisis de préférence les cas qui me sont le moins favorables, ceux dans lesquels l’argument contre la liberté d’opinion, et pour le compte de la vérité et pour le compte de l’utilité, est regardé comme le plus fort. En poursuivant cette idée, en dégageant le phénomène de la couleur propre des corps d’un autre phénomène qui le complique, celui de la réflexion spéculaire, le physicien dont nous parlons constatera que la teinte jaune du morceau de métal peut résulter de l’action combinée de rayons de lumière blanche réfléchie spéculairement, et de rayons pourpres qui ont subi l’action moléculaire que l’on vient d’indiquer. Quand on dit qu’un volant agit pour régulariser le mouvement d’une machine, ou qu’il est cause de la régularité des mouvements de l’appareil, on n’entend pas prêter à la masse inerte du volant une énergie qu’elle n’a point.