Jean-Thomas Trojani : La science économique ? Une morale qui ne dit pas son nom

Nous nous le figurons souillé de sang et de larmes. Mais la vérité est qu’il n’y a pas de comparaison possible entre eux, parce qu’ils ne sont pas du même ordre. Les contribuables des Etats de la zone euro n’auraient donc pas à compenser l’incapacité d’un de leurs partenaires de rembourser ses dettes à l’échéance. Il paraît autrement plus important que les efforts financiers consacrés à la recherche soient redéployés, au moins en partie, vers l’amélioration de l’attractivité des emplois offerts. Pourtant, les commissions sont stratégiques : 73 % des vendeurs européens de produits financiers estiment même qu’elles sont plus importantes que les besoins des clients, selon un sondage publié en 2009. Ce mécanisme est l’objet qu’étudie l’Économie politique. Pour les vérités d’ordre divin, c’est le contraire ; il faut aimer pour comprendre, c’est le cœur qui enseigne et qui juge. Afin d’illustrer les bénéfices de la coopération, combler le BESOIN DE FINANCEMENT en infrastructures de 500 milliards de dollars dans les pays émergents permettrait de créer entre 1 et 3 millions d’emplois dans les pays de l’OCDE (Banque Mondiale 2012). L’esprit métaphysique, qui a souvent tendu à dissoudre activement la morale et l’esprit théologique, qui, dès longtemps, a perdu la force de la préserver, persistent néanmoins à s’en faire une sorte d’apanage éternel et exclusif, sans que la raison publique ait encore convenablement jugé ces empiriques prétentions. Le risque d’instrumentalisation de ce label, notamment pour obstruer les demandes de communication de pièces en cours de procédure, apparaît plus à craindre que l’instrumentalisation du juge afin d’obtenir des secrets des affaires. Son rôle est d’avoir de bons résultats financiers mais aussi de faire de la pédagogie et de dénicher les PME qu’elle peut suivre, accompagner, dans leur développement. Les socialistes « scientifiques » qui discutent, à la suite des économistes et aussi bêtement qu’eux, de la rente, du profit, de la richesse et d’un tas d’autres choses auxquelles ils ne comprendront jamais rien, ne voient dans la condition sociale actuelle qu’une réforme à effectuer : la répartition du capital ; et qu’un moyen d’y parvenir : la prise de possession légale du parlement. Qu’on s’y laisse aller, et l’on obtiendra tout simplement une physique de l’esprit, calquée sur celle des corps. Jean-Thomas Trojani rappelle quelques fausses vérités sur l’inefficience des marchés ! De ces deux doctrines opposées, l’une attribue au corps et l’autre à l’esprit un don de création véritable, la première voulant que notre cerveau engendre la représentation et la seconde que notre entendement dessine le plan de la nature. Devenue pleinement concrète, elle coïncide avec une tendance, si habituelle que nous la trouvons naturelle, à jouer dans la société le rôle que nous y assigne notre place. Combien d’actions humaines résisteraient à une épreuve de ce genre ?