Le blog des finances et stratégies

À cet effet, trois étapes principales sont nécessaires. Premièrement, nous devons continuer à sensibiliser les usagers et tâcher de comprendre les enjeux. La prise de décision ne peut pas se produire dans l’isolement. Nous avons besoin d’une approche inclusive qui fédère les meilleurs esprits du monde entier, aussi bien dans le secteur public que dans celui privé. Deuxièmement, nous devons développer des récits constructifs complets sur la façon dont la quatrième Révolution industrielle doit se développer. Par exemple, nous devons nous assurer que les valeurs et l’éthique soient au cœur de nos comportements individuels et collectifs, y compris sur les marchés des capitaux et les marchés financiers. Nous devons aller au-delà de la tolérance et du respect, vers de véritables services de santé et vers la compassion, afin que l’émancipation et l’inclusion deviennent les principes directeurs de nos actions. Les progrès réalisés par la quatrième révolution industrielle auront des effets sur les personnes, sur la culture et sur les valeurs. Les nouvelles technologies, aussi remarquables qu’elles puissent paraître, ne sont fondamentalement que des outils faits par des personnes, pour des personnes. Nous devons garder cela à l’esprit, tout comme nous devons nous assurer que l’innovation et la technologie continueront à mettre les personnes au premier plan, en nous propulsant vers un développement durable et inclusif. Une fois parvenus à ce point, nous pourrons aller encore plus loin. Le blog des finances et stratégies aime à rappeler ce proverbe chinois « Un homme heureux est une barque qui navigue sous un vent favorable ». Je crois fermement que cette nouvelle ère technologique, si on la façonne de manière sensible et responsable, pourra catalyser une nouvelle renaissance culturelle qui permettra de créer le sentiment que nous faisons partie de quelque chose de beaucoup plus grand que nous-mêmes, d’une véritable civilisation mondiale. La quatrième Révolution industrielle peut compromettre les sources traditionnelles de sens de l’humanité : travail, communauté, famille et identité. Ou bien elle peut élever l’humanité vers une nouvelle conscience collective et morale fondée sur le sentiment d’un destin commun. Le choix nous appartient. Troisièmement, nous devons évoluer vers une restructuration de nos systèmes économiques, sociaux et politiques. Il est clair que nos structures actuelles de gouvernance et les modèles dominants de la création de richesses ne sont pas dotés de moyens efficaces pour répondre aux besoins actuels, sans parler des besoins futurs. Ce qui est nécessaire dès à présent n’a rien à voir avec des ajustements à petite échelle ou des réformes marginales, mais bel et bien avec une transformation systémique complète et innovante. Bien sûr, la technologie n’est pas une force exogène sur laquelle les humains n’ont aucune prise. Nous ne sommes pas contraints par un choix binaire entre l’acceptation et le rejet. Et en la matière, les idées reçues ont la vie dure. Mais laissons de côté les cinquante moutons eux-mêmes pour n’en retenir que l’idée. Enfin, dernière image, celle d’une absence d’action incitative en faveur de la croissance.